Exercice de pitch en 3 phrases pour rendre les cold emails plus clairs
Apprenez l'exercice du pitch en 3 phrases pour écrire des cold emails plus clairs : définissez le problème, promettez un résultat et apportez une preuve sans paraître insistant.

Pourquoi la plupart des pitches de prospection sont ignorés
La plupart des cold emails sont ignorés pour une raison simple : le lecteur ne comprend pas ce que vous voulez, pourquoi ça compte, ou pourquoi il devrait vous croire. Quand le message est flou, les gens choisissent l'option la plus sûre : ne rien faire.
Beaucoup de pitches de premier contact sont écrits du point de vue de l'expéditeur. Ils parlent de l'entreprise, du produit, des fonctionnalités et de l'histoire du « nous ». Le lecteur cherche une chose : « Est‑ce que cela concerne un problème que j'ai en ce moment ? » Si la réponse n'est pas évidente dans les premières secondes, l'e‑mail est perdu.
La plupart des pitches meurent dans la boîte de réception parce que :
- le problème est trop large (ou absent), donc le lecteur ne s'y retrouve pas
- le résultat est vague ("gagner du temps", "croître plus vite"), donc ça se dilue
- la preuve manque, donc ça ressemble à une supposition
- l'e‑mail essaie d'en faire trop, donc rien ne ressort
La clarté dans un message de premier contact paraît presque ennuyeuse exprès. Elle nomme un problème spécifique, suggère un résultat précis et donne une petite preuve. Pas besoin d'en dire trop. Il faut juste enlever tout ce qui n'aide pas le lecteur à décider si c'est pertinent.
Les contraintes améliorent l'écriture plus vite que des "conseils" parce qu'elles forcent des choix difficiles. Si vous n'avez que trois phrases, vous ne pouvez pas vous cacher derrière du remplissage ou une longue mise en contexte. Un pitch en 3 phrases vous oblige à choisir un angle, une affirmation et une raison d'y croire.
Cet exercice est un exercice d'écriture, pas un template magique de prospection. Il ne réparera pas un mauvais ciblage, une offre faible ou une mauvaise délivrabilité. Si vos e‑mails n'arrivent pas en boîte, il faut d'abord régler les bases d'envoi (domaines, authentification, warm‑up). Des plateformes comme LeadTrain existent pour cette partie opérationnelle, mais même une délivrabilité parfaite ne sauvera pas un pitch confus.
Imaginez un manager SDR occupé lisant sur son téléphone entre deux réunions. Si votre message ne dit pas clairement « voici le problème, voici le résultat, voici pourquoi c'est réel », ça ressemble à du travail supplémentaire. Le travail supplémentaire obtient rarement une réponse.
Les 3 phrases : problème, résultat, preuve
Le but du pitch en 3 phrases est simple : supprimez tout ce qui n'aide pas une personne pressée à comprendre pourquoi elle devrait s'en soucier. Si vous pouvez être clair en trois phrases, vous pouvez être clair partout.
Phrase 1 nomme le problème du prospect en termes simples. Pas votre produit. Pas une tendance. Choisissez un problème qu'il ressent probablement aujourd'hui. De bons exemples ressemblent à quelque chose qu'une vraie personne se plaindrait : « Vos commerciaux passent des heures à trier les réponses », ou « Vos e‑mails sortants finissent souvent en spam. »
Phrase 2 expose le résultat que vous les aidez à atteindre. Restez précis, mais pas technique. Les résultats sont ce qui change pour eux : plus de rendez‑vous pris, moins de temps perdu, meilleur taux de réponse, suivi plus propre. Si vous devez expliquer comment ça marche, vous glissez vers des fonctionnalités.
Phrase 3 est une preuve qui réduit le doute. La preuve peut être un chiffre, un type de client crédible, ou un mécanisme simple qui montre que vous comprenez le travail. Par exemple : « Nous classons automatiquement les réponses comme intéressées, non intéressées, absence, bounce ou désinscription, pour que les commerciaux se concentrent sur les vrais leads. » Si vous utilisez une plateforme comme LeadTrain, il est plus facile de concrétiser ce type de preuve parce que les catégories de réponses et les signaux de délivrabilité sont suivis au même endroit.
Ce qu'il faut laisser de côté compte tout autant : listes de fonctionnalités, noms d'outils, histoire de l'entreprise, mots à la mode et problèmes supplémentaires. Un message, une voie.
Un mini‑exemple rapide :
"La plupart des équipes SDR perdent des heures chaque semaine à fouiller dans des réponses d'inbox en bazar. Nous vous aidons à transformer les réponses en étapes claires pour que le suivi se fasse rapidement. Notre classification des réponses étiquette automatiquement chaque message, donc les bons leads obtiennent de l'attention le jour même."
Préparer l'exercice en 5 minutes
Ce drill porte sur la vitesse et la concentration. Si vous essayez de couvrir chaque acheteur, chaque fonctionnalité et chaque cas d'usage « peut‑être », vous finirez avec trois phrases vagues qui ressemblent à tout le monde.
Commencez par choisir une persona et un moment précis de sa semaine. « SDR » est trop large. « Nouveau SDR, semaine 2, qui tente de booker ses premiers meetings sans brûler le domaine » est assez précis pour écrire.
Ensuite, choisissez un problème qui est soit coûteux soit vraiment agaçant. Si le lecteur hausse les épaules, votre pitch mourra à la première ligne. Les problèmes forts apparaissent souvent comme du temps perdu, des deals ratés, un faible taux de réponse, des bounces ou un suivi désordonné.
Puis choisissez un résultat qu'il peut imaginer bientôt, pas « transformer votre pipeline ». Pensez en semaines : plus d'appels bookés, moins de no‑shows, gestion des réponses plus propre, réputation d'envoi stable.
Enfin, décidez quel type de preuve vous pouvez honnêtement apporter. La preuve n'est pas du marketing. Ce peut être un petit résultat observé, un détail de cas, un mécanisme crédible ou un fait simple sur votre façon de travailler.
Une préparation réutilisable de 5 minutes ressemble à ceci : déterminez qui vous ciblez et ce qui se passe maintenant, choisissez un problème douloureux, choisissez un résultat visible en 7‑30 jours, et choisissez un type de preuve (résultat, mécanisme, preuve sociale ou détail pertinent). Ajoutez une contrainte : pas de revendications supplémentaires au‑delà de ce que vous pouvez soutenir.
Exemple de préparation : vous écrivez à un petit fondateur B2B qui envoie des cold emails depuis un nouveau domaine et finit en spam. Le problème est du temps perdu et des réponses manquées. Le résultat est « placement stable en boîte de réception et envois quotidiens cohérents sous 2 semaines. » La preuve peut être un mécanisme que vous pouvez soutenir, comme SPF/DKIM/DMARC correctement configurés plus un warm‑up automatisé.
Une fois ces choix faits, les trois phrases deviennent plus simples parce que chaque mot a une fonction.
Pas à pas : rédigez votre premier pitch en 3 phrases
Commencez par une personne réelle à qui vous écrivez (pas « équipes RH » ou « fondateurs SaaS »). Imaginez sa journée et choisissez une situation que vous pouvez décrire sans mots à la mode.
1) Rédigez la Phrase 1 (le problème) comme un symptôme visible
Ne nommez pas la catégorie (« la génération de leads est difficile »). Décrivez ce qu'ils voient réellement.
De bons symptômes ressemblent à : « les commerciaux passent 30 minutes par jour à trier les réponses », « les relances s'arrêtent après le jour 2 », ou « la moitié de la liste rebondit après le premier envoi ». Si vous ne pouvez pas imaginer qu'ils acquiescent, c'est trop vague.
2) Rédigez la Phrase 2 (le résultat) comme un simple avant‑après
Restez concret et facile à imaginer. Vous ne promettez pas un miracle. Vous nommez le changement.
Patrons utiles :
- « Au lieu de X, vous obtenez Y. »
- « Pour que vous puissiez passer de X à Y. »
- « Ce qui signifie moins de X et plus de Y. »
Assurez‑vous que le « après » est quelque chose qu'ils veulent cette semaine, pas « notoriété de marque à long terme ».
3) Rédigez la Phrase 3 (la preuve) avec une ancre solide
Choisissez une seule option : un métrique, un type de client reconnaissable, ou un processus clair.
Un métrique peut être petit (« réduire le tri manuel de 15 minutes/jour »). Un type de client peut être précis (« utilisé par des équipes SDR de 6 personnes »). Un processus peut être crédible (« nous taguons les réponses en intéressé, non intéressé, OOO, bounce et désinscription pour que rien ne soit oublié »).
Maintenant combinez vos trois phrases en un seul bloc serré. Lisez‑le à voix haute une fois. Si vous manquez de souffle, supprimez des adjectifs et des clauses inutiles.
Un auto‑contrôle rapide :
- Pouvez‑vous surligner le symptôme, le changement et la preuve ?
- Chaque phrase fonctionne‑t‑elle encore si vous enlevez un mot pompeux ?
- Un lecteur pressé comprendrait‑il sur un écran de téléphone ?
Optionnel : ajoutez une question simple après les trois phrases, comme « Ça vaut le coup d'y jeter un œil ? » ou « Disponible pour 10 minutes cette semaine ? » Restez simple et n'ajoutez pas une quatrième phrase qui introduirait une nouvelle idée.
Comment rendre chaque phrase naturelle
Un bon pitch en 3 phrases doit lire comme une note ordinaire à un collègue : simple, spécifique, calme. Le moyen le plus rapide de le gâcher est de rendre une phrase à propos de vous, de votre entreprise ou de votre « solution » avant d'avoir gagné l'attention.
Phrase 1 (problème) : parlez d'eux
Votre phrase problème n'est pas une description produit. C'est un miroir. Nommez quelque chose que le lecteur reconnaît probablement dans son quotidien, avec son langage.
Au lieu de « Nous aidons les équipes à augmenter l'efficacité outbound », essayez : « Je ne sais pas si c'est votre cas, mais beaucoup d'équipes SDR finissent par passer 30‑60 minutes par jour à trier les réponses et à relancer des threads morts. »
Petits ajustements pour paraître humain : utilisez « vous » plus que « nous », autorisez un adoucisseur (« pourrait », « souvent », « tend à »), et évitez les grands labels comme « génération de pipeline » sauf si votre acheteur utilise vraiment ce terme.
Phrase 2 (résultat) : évitez les promesses vagues
La phrase résultat doit être un changement clair et crédible. Si vous écrivez « améliorer les résultats » ou « augmenter le ROI », ça ressemble à une pub car ça peut tout signifier.
Visez un résultat pratique que le lecteur peut imaginer : moins d'heures sur une tâche, plus de réponses utiles, suivi plus rapide, moins de bounces, transferts plus propres.
Un test rapide : si votre résultat peut s'appliquer à n'importe quelle entreprise, c'est trop vague.
Phrase 3 (preuve) : spécifique, pas vantarde
La preuve n'est pas « nous sommes les meilleurs ». C'est un fait qui réduit le risque. Restez concret et modéré.
De bonnes preuves : un petit chiffre, un court avant/après, ou un mécanisme clair. Par exemple : « Nous taguons les réponses comme intéressé, non intéressé, OOO, bounce et désinscription automatiquement, donc les commerciaux n'ouvrent que celles qui demandent une réponse. » Si vous utilisez un outil comme LeadTrain, assurez‑vous que la preuve correspond à ce que le système fait réellement (classification des réponses et warm‑up, par exemple).
Si vous doutez des mots trop commerciaux, essayez ces substitutions :
- « increase » → « réduire » (temps, bounces, tri manuel)
- « optimize » → « rendre plus simple »
- « solution » → « façon de »
- « industry‑leading » → supprimez
- « guarantee » → « typiquement » ou supprimez
Le but n'est pas d'être malin. C'est de paraître comme une vraie personne qui connaît le métier et peut le prouver en une phrase calme.
Erreurs courantes qui ruinent l'exercice
Le drill ne marche que si chaque phrase a un seul rôle. La plupart des tentatives « ratées » ne sont pas un problème de talent d'écriture. Elles échouent quand le pitch devient une mini‑brochure.
Modèles d'erreurs à surveiller
- Un problème qui convient à tout le monde. « Des difficultés de croissance ? » peut décrire n'importe quelle entreprise. Choisissez un problème visible et étroit.
- Empiler les résultats dans une seule phrase. « Booker plus de meetings, réduire le churn, améliorer la marque et gagner du temps » fait travailler le lecteur. Choisissez un seul résultat qu'il peut imaginer la semaine prochaine.
- Une preuve qui n'en est pas une. Les mots d'effet (« best‑in‑class », « confiance », « puissant ») ne sont pas des preuves. La preuve est un fait précis : un chiffre, un processus nommé, un court avant/après, ou une contrainte crédible.
- Parler features. « On a du warm‑up, des A/B tests et de la classification IA » est du discours produit. Les fonctionnalités soutiennent la preuve, mais elles ne doivent pas être le message principal.
- Cacher la demande dans un paragraphe. Si la dernière phrase est longue, trop polie et vague, le drill casse. La demande doit être évidente et facile à répondre.
Un test rapide : si vous pouvez remplacer votre texte dans un autre secteur et qu'il fonctionne toujours, votre problème est trop large.
Corrections rapides pour garder les 3 phrases percutantes
Avant d'envoyer, faites une passe rapide :
- Remplacez les mots généraux (croissance, efficacité, scale) par quelque chose d'observable.
- Limitez le résultat à un changement mesurable (temps gagné, réponses traitées, réunions bookées).
- Remplacez le battage par un détail concret (chiffres, délai, méthode ou petite revendication crédible).
- Réécrivez les lignes fonctionnalités en langage lecteur (« moins de tri manuel ») puis mentionnez l'outil seulement si nécessaire.
Exemple : si vous utilisez LeadTrain, ne commencez pas par « plateforme tout‑en‑un ». Commencez par la douleur : « Les réponses sont en bazar et les commerciaux ratent les intéressés. » Puis précisez la preuve : « On classe automatiquement les réponses (intéressé, non intéressé, absence, bounce, désinscription) pour que rien ne se perde. »
Quand chaque phrase reste sur son rôle, le pitch paraît calme, direct et crédible.
Règles rapides d'édition pour resserrer les 3 phrases
La bonne écriture dans ce drill, c'est surtout supprimer. Votre objectif est de faire en sorte que chaque phrase fasse un travail, vite : exposer le problème, nommer le résultat, montrer la preuve. Si un mot n'aide pas l'une de ces tâches, il prend de la place pour rien.
Une passe d'édition rapide (2 minutes)
Lisez le pitch à voix haute puis :
- Remplacez les verbes faibles par des actions spécifiques. « Aider » devient « réduire », « réparer », « prévenir » ou « récupérer ».
- R rendez les noms concrets. « Processus » devient « séquence de relance ». « Pipeline » devient « SQLs ce mois‑ci ».
- Supprimez les adoucisseurs qui vous font paraître incertain : juste, vraiment, peut‑être, un peu, je pense.
- Gardez les phrases courtes pour une lecture mobile rapide (environ 12‑18 mots).
- Entourez la preuve et demandez‑vous : un lecteur sceptique croirait‑il ça de quelqu'un à mon stade ?
Ce dernier point compte. Au début, une preuve crédible peut être « On a testé ça sur 120 e‑mails la semaine dernière » ou « Une agence l'a utilisé pour booker 3 appels ». Plus tard, ça peut être « Réduit le temps de tri des réponses de 40 % » ou « Utilisé par 12 SDRs dans 3 équipes ». Si vous ne pouvez pas le prouver, diminuez l'affirmation et dites la vérité.
Le test des « trois bacs »
Ouvrez une note vide et étiquetez : Problème, Résultat, Preuve. Copiez votre pitch sous ces étiquettes. Tous les mots qui ne tombent pas dans un bac doivent être supprimés ou réécrits.
Si vous utilisez le pitch en 3 phrases dans un outil comme LeadTrain, l'affinage aide doublement : votre objet et le texte d'aperçu restent propres, et le premier écran mobile a plus de chances d'être lu.
Exemple : transformer un pitch confus en 3 phrases
Imaginez un SDR qui écrit à une Head of Sales dans une entreprise B2B de taille moyenne. L'objectif est une réponse rapide, pas une démo complète dès le premier message.
Voici le Draft 1, la version brouillonne qui en veut trop :
Subject: Quick question
Hi Jamie - I hope you’re doing well. I’m reaching out because we help sales teams automate outreach and improve deliverability with better sending infrastructure, and we also have personalization, templates, analytics, A/B testing, and a bunch of other features. Our platform is easy to set up and can integrate with your current tools, and we’ve worked with many companies in different industries. If you’re open to it, I’d love to show you how we can help you book more meetings and save time for your team. Are you free this week or next for a quick call?
Maintenant le Draft 2, la version en 3 phrases (problème, résultat, preuve) :
Subject: Fewer emails hitting spam
Hi Jamie - noticed many sales teams see reply rates drop when deliverability slips (more emails land in spam than they realize).
If we could help your team keep more outbound in the inbox, you’d get more replies without sending more volume.
We’ve seen teams improve results by fixing setup (SPF/DKIM/DMARC) and warming mailboxes before scaling sequences - would it be worth a 10-minute chat?
La seconde version est plus facile à répondre parce qu'elle donne au lecteur un chemin clair : un problème qu'il reconnaît, un résultat qu'il souhaite, une raison d'y croire et une petite demande.
Ligne de relance optionnelle (faible pression) si vous voulez adoucir la demande :
If not, I can send a 3-point checklist our SDRs use to spot deliverability issues fast.
Plan d'entraînement : améliorer une phrase par semaine
Si vous changez les trois phrases à la fois, vous ne saurez jamais ce qui a provoqué l'amélioration (ou la baisse). Une boucle hebdomadaire simple maintient l'exercice honnête : modifiez une phrase, mesurez les réponses, puis décidez quoi garder.
Choisissez un segment d'audience unique pour commencer (par exemple : propriétaires d'agences, fondateurs SaaS ou commerçants locaux). Rédigez 3 variantes pour ce segment, pas 20. L'objectif est la focalisation, pas le volume.
Une boucle de 4 semaines à répéter
Faites un petit test par semaine, en gardant les deux autres phrases exactement les mêmes :
- Semaine 1 : testez la phrase problème contre une autre formulation
- Semaine 2 : testez la phrase résultat (même promesse, formulation différente)
- Semaine 3 : changez la phrase preuve (même revendication, type de preuve différent)
- Semaine 4 : conservez les gagnants, puis créez 2 nouvelles variantes pour un second segment
Gardez la liste d'envoi et les horaires aussi constants que possible pour que le test soit juste. Même un split simple (50/50) suffit à voir une tendance.
Faites varier les types de preuve sans changer la revendication
La preuve est souvent le point faible. Faites tourner la phrase preuve en gardant problème et résultat fixes :
- un métrique ("réduit les no‑shows de 18% en 30 jours")
- un type de client reconnaissable ("utilisé par des équipes SDR de 12 personnes")
- un court processus ("on audite la délivrabilité, corrige l'auth et lance un warm‑up de 7 jours")
- une contrainte crédible ("seulement 3 onboardings ce mois")
Suivez les réponses par catégorie, pas seulement le taux de réponse. Intéressé, pas intéressé, absence, bounce et désinscription racontent des histoires différentes. Si les bounces augmentent après un changement, votre message peut être correct mais votre ciblage ou votre configuration d'envoi nécessite une attention. Si vous utilisez une plateforme comme LeadTrain, la classification automatique des réponses accélère ce suivi pour que vous passiez du temps à réécrire, pas à trier.
Règle pour les réécritures : touchez une phrase à la fois et notez pourquoi vous l'avez changée. Après quatre semaines, vous saurez ce qui fonctionne pour votre audience, pas ce que vous aviez supposé.
Checklist et prochaines étapes pour les vraies campagnes
Avant d'envoyer, faites un contrôle simple Pass/Fail. L'objectif est de garder votre pitch assez concentré pour qu'il ait du sens quand quelqu'un le parcourt sur son téléphone.
Checklist rapide (pass/fail)
- Vous avez écrit pour une persona spécifique que vous pouvez nommer en clair.
- Les trois phrases pointent toutes vers un seul problème et un seul résultat, pas cinq idées.
- Chaque phrase se lit en une seule respiration (visez 12‑18 mots).
- Votre preuve est vraie, précise et facile à vérifier.
- Si vous retirez le nom de votre entreprise, le message reste utile et ne ressemble pas à une pub.
Une fois que vous avez un pitch en 3 phrases propre, ne vous arrêtez pas là. Transformez‑le en une petite séquence réplicable pour avoir plusieurs chances d'être remarqué sans devenir gênant.
Étapes suivantes : transformez‑le en vraie séquence
Rédigez une séquence de 3 e‑mails où chaque e‑mail conserve la même idée centrale. L'e‑mail 1 utilise les trois phrases et une question simple (oui/non fonctionne bien). L'e‑mail 2 conserve le problème et le résultat mais change la preuve (un exemple rapide au lieu d'un chiffre). L'e‑mail 3 ne garde que le résultat et la preuve et demande si on boucle la conversation. Ajoutez de la personnalisation seulement quand elle est réelle et pertinente.
Si vous lancez plusieurs séquences, le travail en fond s'accumule vite. Si vous voulez rester concentré sur l'écriture et les tests, des outils comme LeadTrain (leadtrain.app) peuvent gérer les opérations : domaines, boîtes, warm‑up, séquences multi‑étapes et classification des réponses, pour que vous passiez plus de temps à améliorer ces trois phrases et à répondre aux personnes réellement intéressées.
FAQ
Qu'est-ce que l'exercice du pitch en 3 phrases ?
Rédigez un cold email de premier contact en trois phrases : la première énonce un problème précis que le prospect est susceptible d'avoir, la deuxième décrit un résultat concret qu'il souhaite à court terme, et la troisième apporte un point de preuve crédible.
La contrainte vous force à couper le superflu pour que le lecteur puisse décider rapidement si le message le concerne.
Pourquoi le limiter à trois phrases aide-t-il ?
Parce que cela vous empêche de cacher des idées faibles derrière des mots supplémentaires.
Si vous ne pouvez pas clairement énoncer un problème, un résultat et une raison d'y croire en trois phrases, le message n'est généralement pas assez clair pour un lecteur occupé.
Comment choisir la bonne phrase « problème » ?
Choisissez un symptôme visible qu'ils reconnaîtraient dans leur quotidien, pas une catégorie large.
Un bon problème ressemble à une plainte qu'une personne dirait réellement à voix haute et doit être assez précis pour ne pas convenir à tout le monde.
Qu'est-ce qui constitue une bonne phrase « résultat » ?
Indiquez un changement avant-après qu'ils peuvent imaginer dans les prochaines semaines.
Visez un résultat pratique comme un suivi plus rapide, moins de réponses intéressées manquées, moins de bounces, ou plus de réponses sans augmenter le volume d'envois.
Que puis‑je utiliser comme preuve si je n'ai pas encore de grandes études de cas ?
Utilisez une ancre solide qui réduit le doute : un petit indicateur chiffré vérifiable, un type de client précis, ou un mécanisme simple montrant que vous comprenez le travail.
Évitez les mots à effet et les affirmations « nous sommes les meilleurs » ; l'objectif est d'être crédible, pas tapageur.
Dois‑je ajouter une question ou un appel à l'action après les trois phrases ?
Privilégiez une question simple oui/non facile à répondre, comme proposer un court échange ou un checklist.
Restez bas‑pression et n'introduisez pas une nouvelle idée qui ferait de vos trois phrases une quatrième proposition.
Est‑il acceptable de mentionner mon produit ou ma plateforme dans le premier e‑mail ?
Oui, si cela sert le rôle de preuve et que vous pouvez le soutenir.
Si nommer l'outil transforme le message en pitch produit, supprimez-le et concentrez la preuve sur la réalité du lecteur.
Une bonne délivrabilité peut‑elle compenser un pitch faible ?
Non. Une meilleure délivrabilité aide votre e‑mail à être vu, mais elle ne rend pas un message confus pertinent.
Considérez la délivrabilité comme le socle et la clarté comme le différenciateur ; vous avez besoin des deux pour obtenir des réponses.
Comment faire un A/B test de cet exercice sans se perdre ?
Gardez l'idée centrale et ne variez qu'une phrase à la fois.
Par exemple, testez deux versions de la phrase « problème » en laissant résultat et preuve inchangés, puis répétez pour les autres phrases afin de savoir ce qui provoque la différence.
Comment LeadTrain peut‑il aider lors de campagnes basées sur ces pitches en 3 phrases ?
Utilisez un système unique pour gérer l'opérationnel afin de vous concentrer sur la rédaction et les tests.
LeadTrain combine domaines, boîtes, warm‑up, séquences multi‑étapes et classification automatique des réponses, ce qui vous permet de passer moins de temps sur la configuration et le tri et plus de temps à améliorer les trois phrases et à répondre aux personnes réellement intéressées.