Constituer une liste consultative client à partir des réponses outbound
Apprenez à constituer une liste consultative client à partir des réponses outbound et à transformer « pas maintenant » ou « curieux » en appels de feedback trimestriels avec des résultats clairs.

Qu’est-ce qu’une liste consultative client (et pourquoi les réponses comptent)
Une liste consultative client est un petit groupe de personnes, sur la base du consentement, qui acceptent de partager de temps en temps des retours honnêtes. Ce ne sont pas des prospects que vous devez relancer sans cesse. Ce sont des contacts que vous pouvez solliciter pour un regard rapide quand vous devez décider quoi construire, comment le positionner, ou pourquoi des affaires stagnent.
Le moyen le plus simple de commencer, c’est avec des personnes qui vous ont déjà répondu. Une réponse, même courte, est la preuve d’attention. Elle signale aussi que le sujet les concerne, ce qui en fait un point de départ bien meilleur qu’une enquête froide.
Les réponses outbound sont souvent plus utiles que les sondages parce qu’elles arrivent sur le moment. Les gens répondent en étant occupés, donc ils vont au motif réel : calendrier, budget, priorités, politique interne ou objection précise. Les sondages invitent des réponses polies et générales, difficiles à exploiter.
Les listes consultatives les plus efficaces commencent souvent à partir de deux types de réponses :
- « Pas maintenant » (ils ont le problème, le timing est mauvais)
- « Curieux » (ils veulent comprendre, comparer ou valider)
Transformez-les en courts appels de feedback trimestriels et vous obtiendrez des retours difficiles à trouver ailleurs : ce qui compte vraiment pour les acheteurs, les mots exacts qu’ils emploient, les objections récurrentes et les premières réactions à de nouvelles idées avant de passer des semaines à construire.
C’est particulièrement adapté aux fondateurs, SDR et petites équipes commerciales car vous n’avez pas besoin d’un board consultatif formel. Dix à vingt contacts consultatifs suffisent pour vous garder ancré.
Exemple : vous envoyez un email au responsable des opérations et il répond « On a essayé quelque chose comme ça l’année dernière. On y reviendra peut‑être au T2. Qu’est‑ce qui vous distingue ? » Ce n’est pas un lead mort. C’est une invitation à relancer plus tard et un solide candidat pour un échange de feedback de 15 à 20 minutes.
Si vous utilisez une plateforme qui classe les réponses (intéressé, pas intéressé, hors du bureau, rebond, désabonnement), il est plus facile d’identifier les réponses « pas maintenant » et « curieux » avant qu’elles ne se perdent. LeadTrain fait ce type de classification des réponses, ce qui permet d’orienter rapidement les bonnes conversations vers une piste consultative plutôt que de les laisser disparaître dans la boîte de réception.
Choisir les bonnes réponses à ajouter à votre liste consultative
Toutes les réponses ne méritent pas d’entrer dans une liste consultative. Vous recherchez des personnes ouvertes à une conversation future et capables de vous apprendre quelque chose d’utile, même si elles n’achètent pas aujourd’hui.
Les bons candidats ont souvent l’air de réfléchir à voix haute. Ils posent une question, mentionnent une contrainte ou partagent ce qu’ils utilisent actuellement. Exemples courants :
- Curieux : « Intéressant, comment ça marche pour des équipes comme la nôtre ? »
- Pas maintenant : « On est en plein projet. Reprenez contact au trimestre prochain. »
- Utilise un concurrent (ou un outil interne) : « On utilise déjà X, mais je ne suis pas sûr que ça couvre Y. »
- Besoin de précision : « C’est pour les équipes commerciales ou marketing ? »
- Donne du contexte : « On a testé l’outbound avant, le problème était la délivrabilité. »
Une règle simple : si leur message contient des détails réels (calendrier, outils, contraintes, objectifs), ils valent probablement la peine d’être ajoutés.
Protégez la confiance. Certaines réponses ne devraient jamais intégrer une liste consultative parce que recontacter serait intrusif ou risqué :
- Réponses en colère ou insultantes
- Avertissements juridiques ou de conformité (par ex. « Ne nous contactez plus »)
- Plaintes de spam ou menaces de signalement
- Demandes de désabonnement
- Réponses manifestement mal ciblées (mauvais pays, rôle ou secteur)
Si vous hésitez, laissez‑les de côté. Une liste consultative est un privilège, pas une liste de secours pour les leads.
Critères rapides (utilisez les trois)
Gardez la sélection simple. N’ajoutez quelqu’un que si :
-
Il correspond suffisamment à votre ICP (rôle, type d’entreprise, zone de problème)
-
Il a écrit une réponse réfléchie (pas un rejet d’un mot)
-
Il a partagé un contexte spécifique sur lequel vous pourrez revenir
Si vous utilisez un outil qui classe les réponses, commencez par « curieux » et « pas maintenant », puis scannez pour trouver les messages les plus détaillés.
Combien de personnes pour commencer
Peu suffit. Visez 10 à 20 contacts. À partir de là, vous pouvez souvent obtenir 3 à 5 appels trimestriels, ce qui donne suffisamment de signal pour repérer des tendances. Au fur et à mesure des appels, remplacez les personnes qui se font silencieuses par de nouvelles réponses « curieux » et « pas maintenant » pour garder la liste fraîche.
Mettez en place un étiquetage simple pour ne rien perdre
Quand les réponses commencent à arriver, la façon la plus rapide de les gâcher est de traiter votre boîte mail comme une to‑do list. Une habitude simple d’étiquetage transforme « pas maintenant » en une date de relance claire, et « curieux » en quelqu’un que vous pouvez inviter aux appels trimestriels.
Gardez vos étiquettes peu nombreuses et prévisibles. Pour la plupart des équipes, cinq suffisent :
- Curieux
- Pas maintenant
- Référence
- Trop cher
- Mauvaise personne
Les étiquettes seules ne suffisent pas. La vraie valeur est de capturer le « pourquoi » en une phrase simple. Pensez calendrier (« reprendre après la planification du T2 »), cycle budgétaire (« nouveau budget en septembre ») ou priorités (« axé sur le recrutement, pas les outils »). Si vous ne pouvez pas résumer la raison en une phrase, vous ne la comprenez pas encore.
Ajoutez un champ de date fiable. Pas « relancer bientôt », mais un vrai mois ou trimestre. Choisissez la date de prochain contact pendant que le contexte est frais, et rendez‑la triable plus tard (par exemple : 2026-04-01 pour « début avril »).
Enfin, suivez le consentement. Il y a une grande différence entre « recontactez plus tard » et « oui, vous pouvez me contacter pour des appels de feedback ». Gardez‑le en simple oui/non, plus une courte note comme « ok pour email sur feedback trimestriel ».
Un enregistrement compact pour chaque réponse prête pour l’advisory (feuille de calcul, CRM ou notes de l’outil outbound) ressemble à ceci :
- Étiquette
- Pourquoi (une phrase)
- Prochaine date de contact (mois/trimestre)
- Consentement pour appels de feedback (oui/non)
- Contexte source (une courte note)
Exemple : quelqu’un répond « Intéressant, mais on est bloqués jusqu’au trimestre prochain. Pouvez‑vous me rappeler en mai ? » Étiquetez « Pas maintenant », écrivez « bloqués jusqu’au trimestre prochain, relancer en mai », fixez une date en mai et conservez le consentement à « non » sauf s’ils ont explicitement accepté les appels de feedback.
Si vous utilisez LeadTrain, la classification des réponses peut vous aider à trier rapidement. Pourtant, la partie humaine compte : ajoutez la phrase « pourquoi » et la prochaine date pour que le contact ne disparaisse pas dans un tiroir générique.
Étapes : transformer une réponse en contact consultatif
Quand quelqu’un répond « pas maintenant », « curieux » ou « peut‑être plus tard », vous avez déjà la partie la plus difficile : l’attention. L’objectif est maintenant de transformer ce moment en un calendrier clair et une permission de recontacter, sans pousser pour une vente.
Voici un flux simple pour les réponses soft‑positives :
-
Traduisez « pas maintenant » en une date. Demandez : « Tout à fait compréhensible. À peu près quand serait‑il logique de relancer ? Le mois prochain, le prochain trimestre, ou plus tard ? »
-
Posez une question de clarification (une seule). Choisissez la plus petite question qui vous aide à comprendre l’adéquation. Exemples : « Cherchez‑vous surtout à améliorer la délivrabilité, trouver des leads ou obtenir plus de réponses ? » ou « C’est pour vous personnellement ou pour une petite équipe ? »
-
Proposez deux options sans pression. Par exemple : « Si c’est plus simple, on peut faire un rapide appel de 15 minutes cette semaine. Ou je peux vous ajouter à une petite liste de feedback trimestrielle où je contacte pour un court appel tous les quelques mois. »
-
Obtenez une permission claire pour les relances de feedback. Soyez explicite : « Ça vous va si je vous contacte pour un appel de feedback trimestriel de 15 à 20 minutes ? »
-
Conservez leurs mots exacts. Copiez les phrases qu’ils ont utilisées dans vos notes. Plus tard, vous pourrez les reprendre mot pour mot : « La dernière fois vous disiez être occupé jusqu’après le lancement. Est‑ce mieux maintenant ? »
Une réponse réaliste que vous pouvez envoyer :
"Thanks - makes sense. When should I follow up, roughly? Also, quick question: are you more focused on getting better replies or improving deliverability? If you prefer, we can either do 15 minutes now, or I can add you to a small quarterly feedback list (short calls, no sales pitch). Are you ok with that?"
(Sur cet exemple, gardez le texte du modèle tel quel si vous l’envoyez — il illustre le type de message simple à envoyer.)
Si votre outil distingue intéressé, pas intéressé, hors du bureau, rebonds et désabonnements, vous pouvez agir plus vite sur la poignée de réponses qui valent vraiment un second échange.
Un message d’invitation pratique à réutiliser
Votre invitation doit ressembler à une petite faveur, pas à un piège. Restez personnel, précis et facile à accepter ou refuser.
Quelques objets neutres :
- Petite question (15 min)
- Puis‑je avoir votre avis ?
- Votre retour honnête ?
Utilisez ce modèle et remplacez les parties entre crochets :
Subject: Can I get your take?
Hi [First name] - thanks for getting back to me.
I’m not trying to sell you anything. I’m building a small “advisory” list of people who are close to [their role/problem], so we can sanity-check our messaging and product direction.
Would you be open to a quick 15-20 minute call? No prep needed. I’ll ask 5-6 questions, and that’s it.
If yes, would either of these work?
- Tue 11:00-13:00 [their time zone]
- Thu 15:00-17:00 [their time zone]
If not, no worries at all - just tell me what timing is better (or “not a fit”).
As a small thank-you, I can [share the notes / send a $20 gift card / donate $20 to a charity you pick].
Thanks,
[Your name]
[Company]
Conservez l’objet d’une phrase (feedback sur le message et la direction), un temps limité (15 à 20 minutes) et proposez deux créneaux clairs pour qu’ils puissent répondre « Mardi marche ». Si vous mentionnez une récompense, qu’elle reste modeste et optionnelle.
Comment mener un appel de feedback trimestriel en 20 minutes
Un appel de 20 minutes fonctionne mieux quand il ressemble à une faveur que vous demandez, pas à un piège commercial. Apportez le contexte rapidement, posez quelques questions précises, puis laissez‑les avec une prochaine étape claire.
Commencez en rappelant ce à quoi ils ont répondu. Utilisez une phrase qui ancre le fil : ce que vous avez envoyé, ce qu’ils ont dit, et pourquoi vous appelez maintenant. Exemple : « Vous aviez répondu ‘curieux, pas ce trimestre’ à mon message sur le suivi outbound. Je fais un appel de recherche de 20 minutes pour comprendre ce qui rendrait cela utile quand le moment sera venu. »
Un agenda simple de 20 minutes
Gardez la structure serrée :
- 2 minutes : confirmer le contexte et l’objectif
- 12 minutes : questions guidées (vous parlez moins de la moitié du temps)
- 4 minutes : résumer ce que vous avez entendu avec leurs mots
- 2 minutes : convenir d’une prochaine étape et d’un timing
Écoutez les expressions exactes et notez‑les. Ces expressions deviennent d’excellents éléments de copy plus tard et vous aident à segmenter les réponses futures.
Cinq questions qui produisent de vrais retours
Posez-les en langage simple, puis suivez avec « dites‑m’en plus » :
- Qu’est‑ce qui vous a poussé à répondre plutôt qu’à ignorer l’email ?
- Qu’est‑ce qui vous empêche d’agir maintenant ?
- Qu’utilisez‑vous à la place, ou qu’avez‑vous essayé avant ?
- Si ça existait exactement comme vous le voulez, que devrait‑il faire ?
- Comment décidez‑vous et qui d’autre est impliqué ?
Terminez par une seule prochaine étape claire. Ne multipliez pas les options. Choisissez une chose : une date de recontact (« Ça vous va si je recontacte la première semaine d’avril ? ») ou une intro (« Qui est la bonne personne pour valider ça ? »).
Dans les 24 heures, envoyez un court récapitulatif : trois puces sur ce que vous avez entendu et la prochaine étape convenue. Ce récap renforce la confiance et rend l’appel suivant naturel plutôt qu’aléatoire.
Garder la liste active sans la transformer en chaîne de nurture spam
La façon la plus simple de ruiner une liste consultative est de la traiter comme une newsletter. Ces personnes ont répondu parce qu’elles étaient sincères. Respectez cette confiance en les contactant rarement, pour une raison claire, et en montrant que vous avez utilisé leurs retours.
Approche pratique : conservez une liste plus grande que nécessaire et faites tourner qui vous invitez chaque trimestre. Les taux de présence sont souvent plus bas que prévu, même avec des contacts amicaux.
Règle de planification réaliste :
- Invitez 12 à 20 personnes par trimestre si vous voulez 4 à 8 présents
- Attendez‑vous à 25 à 40 % d’acceptations (plus si la demande est petite)
- Attendez‑vous à 60 à 80 % de présence parmi les acceptants
La rotation compte parce que la bonne volonté est limitée. Si quelqu’un vous a donné un bon feedback une fois, ne le redemandez pas immédiatement le trimestre suivant sauf s’il a demandé à rester proche. Diviser votre liste en trois groupes et les faire tourner fonctionne souvent bien.
Pour la cadence, restez ennuyeusement prévisible :
- Trimestriel : invitation courte à un appel de feedback de 20 minutes
- Mi‑trimestre : une mise à jour en 2 à 3 puces sur ce qui a changé
- Une fois par an : demandez s’ils veulent toujours rester sur la liste
Cette mise à jour mi‑trimestre est l’occasion de prouver que vous avez écouté. Restez simple : « Vous mentionniez X. Nous avons changé Y. Si vous voulez valider, répondez et je partage les détails. »
Si quelqu’un devient prêt à acheter pendant une conversation consultative, ne sautez pas dessus. Confirmez l’intention : « Vous voulez garder ça comme feedback, ou ça vaut le coup de voir comment on gère ? » S’ils disent oui, placez‑les en suivi commercial normal. S’ils disent non, remerciez‑les et conservez l’appel centré sur le feedback.
Exemple : d’un fil outbound à un appel trimestriel
Vous envoyez une courte note outbound à 40 responsables opérations avec une demande simple : « Êtes‑vous ouvert à un chat de 10 minutes pour voir si ça vous concerne ? » Un fil reçoit trois réponses le premier jour.
- « Curieux. On explore ça, mais pas prêts à changer. » Meilleur candidat consultatif car il y a un vrai problème et un calendrier.
- « Pas maintenant. Peut‑être au prochain trimestre après le budget. » Utile, mais considérez‑le comme une relance datée, pas une chasse.
- « Hors du bureau jusqu’au mois prochain. » Pas consultatif. C’est juste un signal d’agenda.
Étiquetez chaque réponse selon l’intention, le timing et l’adéquation. Dans tout système qui permet de libeller les réponses, cela peut être aussi simple que quelques étiquettes et une note :
- Curieux - candidat consultatif (appel T1)
- Pas maintenant - relancer le trimestre prochain
- Hors du bureau - ressortir à la date de retour
Une semaine plus tard, vous invitez le contact « Curieux » à un appel de feedback de 20 minutes. Vous précisez que ce n’est pas une démo et vous posez des questions qui révèlent ce qu’il faut corriger dans votre message et votre offre.
Questions qui rendent un échange exploitable
Posez 4 à 5 questions et notez les expressions qu’ils utilisent :
- Qu’est‑ce qui vous a poussé à répondre plutôt que d’ignorer l’email ?
- Quel problème cherchez‑vous à résoudre maintenant ?
- Qu’est‑ce qui ferait que vous disiez « oui » dans les 90 prochains jours ?
- Qu’est‑ce qui paraît risqué ou pénible à propos du changement d’outil ?
- Si vous aviez une baguette magique, à quoi ressemblerait la solution parfaite ?
Vous apprenez du concret : ils ne sont pas bloqués sur des fonctionnalités. Ils craignent la délivrabilité et le temps de mise en place. Ils disent aussi que votre email paraissait « comme un autre outil d’outreach » et non « une solution pour stopper les problèmes d’inbox ».
Comment ça change votre prochaine séquence outbound
Dans votre prochaine séquence, remplacez une ligne générique par quelque chose de précis. Par exemple, votre premier email met maintenant en avant la placement en boîte et le temps de lancement, et votre relance répond à la crainte : « Que se passe‑t‑il si la délivrabilité baisse ? »
Pour le trimestre suivant, enregistrez trois choses par contact consultatif : leur stack actuel, l’événement déclencheur qui les ferait agir (fenêtre budgétaire, embauche, nouveau territoire) et une citation réutilisable en interne pour affiner le copy. Quand le nouveau trimestre commence, ne « reprenez pas contact » de façon vague. Faites référence au déclencheur et demandez une vérification de réalité rapide.
Erreurs courantes qui tuent les taux de réponse et la confiance
La plupart des personnes qui répondent à un outbound ne disent pas « oui » ou « non ». Elles disent « pas maintenant », « peut‑être » ou « dites‑m’en plus ». La confiance est tout, et une relance trop insistante peut transformer un contact utile en désabonnement.
Cinq erreurs qui créent de la friction
- Demander un appel avant d’avoir compris le « pourquoi ». Si quelqu’un dit « pas maintenant », commencez par une seule question simple comme « Qu’est‑ce qui devrait changer pour que ce soit pertinent ? » Demander directement « On se voit ? » donne l’impression que vous n’avez pas lu le message.
- Transformer l’appel consultatif en démo. Dès que vous commencez à pitcher, les gens se sentent piégés et arrêtent de répondre. Gardez l’objectif petit : comprendre comment ils travaillent aujourd’hui et ce qui les freine.
- Pas d’étiquetage = contexte perdu. Sans quelque chose comme « curieux », « pas maintenant - T3 » ou « contrat concurrent jusqu’en mai », vous relancerez au mauvais moment et avec le mauvais angle.
- Trop contacter les réponses « pas maintenant ». S’ils ont donné une fenêtre, respectez‑la. Deux touches utiles par trimestre suffisent.
- Ignorer les désabonnements et signaux négatifs. « Retirez‑moi » et « arrêtez de m’envoyer des emails » ne sont pas des ouvertures de négociation. Confirmez le retrait et passez à autre chose.
Exemple rapide : un Head of Sales répond « On vient de déployer un nouvel outil, peut‑être plus tard. » L’erreur est d’envoyer trois relances en deux semaines et de demander 30 minutes. Mieux vaut répondre une fois avec une question simple sur ce que le déploiement doit accomplir, l’étiqueter « pas maintenant - déploiement d’outil » et programmer un rappel pour le mois mentionné.
Si vous utilisez un système comme LeadTrain (leadtrain.app), assurez‑vous que la classification des réponses et vos notes fonctionnent ensemble pour que « pas maintenant » ne retombe pas dans une séquence générique.
Checklist rapide et prochaines étapes
Gardez l’objectif petit : un groupe de personnes prêtes à parler chaque trimestre.
Configuration en 10 minutes que vous pouvez faire aujourd’hui
Décidez ce qui compte comme « digne d’un advisory » avant d’envoyer plus d’outbound. Une bonne règle : toute personne qui a répondu « curieux », « peut‑être plus tard », « pas maintenant », « envoyez les détails » ou posé une question réfléchie.
Puis mettez en place un workflow léger :
- Définissez 3 à 5 étiquettes et une règle claire pour chacune
- Sauvegardez deux modèles d’invitation : un pour Curieux (proposer un appel court), un pour Pas maintenant (proposer une relance plus tard)
- Choisissez les semaines où vous mènerez les appels trimestriels et fixez un objectif simple (par ex. 6 appels)
- Utilisez un format de notes cohérent : meilleures citations, principaux problèmes, ce qui a changé et la prochaine date
- Choisissez un seul endroit pour trier les réponses et les rappels afin que les fils ne se perdent pas
Prochaines étapes pour garder l’élan
Commencez par ce que vous avez déjà. Ouvrez vos 30 derniers jours de réponses outbound et étiquetez‑les. Vous trouverez généralement plus de réponses « peut‑être » que vous ne vous en souvenez.
Envoyez des invitations par petites vagues. Invitez cinq personnes cette semaine. Si deux acceptent, vous avez déjà commencé l’habitude.
Enfin, mettez une tâche récurrente dans votre calendrier : « Revoir les étiquettes consultatives et programmer le trimestre suivant. » C’est ce qui transforme des réponses outbound aléatoires en une vraie liste consultative client.