Checklist de préparation pour discovery call : du fil d'e-mail à la réunion
Checklist de préparation pour discovery call afin de capter le contexte d'un fil d'e-mail avant la réunion, s'aligner sur les objectifs et démarrer l'appel sans reposer les bases.

Pourquoi les discovery calls répètent souvent le fil d'e-mail
Rien n'épuise plus un prospect qu'un appel qui commence par « Parlez-moi de votre entreprise » juste après qu'il l'ait déjà expliqué par e-mail. Pour lui, ça sonne comme si vous n'aviez pas lu le fil, n'en aviez rien retenu, ou n'en aviez rien à faire.
« Repartir de zéro » ressemble souvent à :
- « Rappelez‑moi pourquoi vous nous avez contactés ? »
- « Qu'est‑ce que vous faites exactement ? »
- « Qui évaluez‑vous et quand avez‑vous besoin de ça ? »
- « Quelle est la fourchette de budget ? »
- « Pouvez‑vous me transférer le fil pour que j'aie les détails ? »
Ceci arrive pour une raison simple : le contexte de l'e-mail se perd entre la prise de rendez‑vous et la réunion. Quelques jours passent, le fil est enfoui, quelqu'un d'autre rejoint l'appel, et les notes sont éparpillées entre une invitation calendrier, un champ CRM et un message Slack.
C'est pire quand l'e-mail faisait réellement le travail. Le fil a déjà capté le déclencheur (nouveau poste, nouvel outil, objectif manqué), le but (plus de demos, moins d'absences, meilleure pipeline) et les contraintes (délais, taille de l'équipe, systèmes). Ignorer ça force le prospect à se répéter, et vous brûlez les dix premières minutes à reconstituer les bases au lieu d'apprendre ce qui motive réellement la décision.
Une bonne préparation change trois choses immédiatement. Le rythme s'améliore parce que vous commencez par « Voilà ce que j'ai compris », pas « Aidez‑moi à comprendre ». La confiance augmente parce que vous montrez que vous avez écouté. Et les prochaines étapes sont plus claires parce que vous pouvez passer rapidement aux décisions, risques et critères de réussite.
Exemple : un SDR réserve un appel après un court fil où le prospect dit qu'il « relance l'outbound », qu'il « a besoin de meetings ce trimestre » et qu'il « a déjà une source de listes ». Si le SDR ouvre par des questions génériques, le prospect sent que le fil était inutile. Si le SDR ouvre par un récapitulatif en deux phrases et une question ciblée, l'appel porte sur l'adéquation et le plan, pas sur la bureaucratie.
C'est l'objectif d'une checklist de préparation pour discovery call : confirmer ce que vous avez déjà, puis utiliser l'appel pour combler uniquement les lacunes qui influent sur la décision.
Ce qu'il faut extraire du fil d'e-mail (en 5 minutes)
Votre but est d'empêcher que l'appel tourne en « Alors, vous faites quoi déjà ? ». Commencez par extraire ce qui est déjà dans le fil, puis transformez‑le en notes utilisables en direct.
D'abord, capturez les éléments non négociables : qui participe, ce qu'ils ont demandé, quand a lieu la réunion, et tout ce que vous avez promis. Si vous avez dit que vous « apporteriez les tarifs », « partageriez des exemples », ou « incluriez un spécialiste », notez‑le comme impératif.
Ensuite, copiez la formulation exacte du prospect sur le problème. Ne la reformulez pas en termes commerciaux. S'il a écrit « On reçoit des réponses mais pas les bonnes », ou « La deliverabilité a chuté après qu'on a ajouté de nouvelles boîtes », gardez ces mots. Utiliser leur phrasé pendant l'appel installe la confiance et fait gagner du temps.
Puis, repérez les boucles ouvertes. Les fils contiennent souvent des questions sans réponse enfouies au milieu, comme le processus actuel, les outils, la source de listes ou les rôles ciblés. Surlignez ce que vous avez demandé et qui n'a jamais été répondu, pour le confirmer tôt plutôt que d'improviser plus tard.
Terminez par engagements et signaux. Cherchez des dates, des revues internes, et tout indice d'urgence ou de budget. Même de petits indices vous aident à rythmer l'appel (par exemple : « Besoin avant le lancement du mois prochain »).
Si vous voulez un format simple, restez sur cinq lignes :
- Informations de réunion : participants, heure, fuseau, et l'objectif tel qu'il est écrit
- Promesses faites : ce que vous avez dit que vous apporteriez ou enverriez
- Formulation du prospect : 1 à 2 citations directes sur la douleur ou l'objectif
- Points non résolus : 2 à 3 questions à confirmer
- Signaux : urgence, timing de décision, indices de budget ou intervenants requis
Exemple : un prospect répond à un outreach froid en disant qu'il veut « plus de demos », mentionne qu'il utilise déjà Apollo, et demande si vous pouvez « régler les problèmes de spam ». Vos notes doivent inclure cette demande exacte, la mention de l'outil, ce que vous avez promis (le cas échéant), et tout timing comme « ce trimestre ».
Rédiger un snapshot prospect rapide
Avant l'appel, vous voulez une image petite et fiable de qui vous allez avoir en face, sans transformer la préparation en projet de recherche. Cela évite que vos cinq premières minutes ressemblent à un interrogatoire.
Visez un snapshot que vous pouvez lire en 20 secondes. Prenez‑le du fil d'e-mail plus un rapide scan du profil de l'entreprise.
Écrivez‑le en langage simple :
- Données de l'entreprise : ce qu'ils font, taille approximative, localisation, et s'ils vendent en B2B ou B2C
- Rôle du prospect : son titre, ce qu'il gère au quotidien, et ce qu'il peut influencer
- Outils/processus actuels : tout ce qu'ils ont nommé (CRM, outil d'outbound, tableurs, agence, workflow manuel)
- Événement déclencheur : pourquoi un appel a du sens maintenant (nouveau recrutement, trou dans la pipeline, nouveau produit, changement d'outil, problèmes de deliverabilité)
- Une phrase sur l'état actuel : ce qui se passe aujourd'hui
Ne devinez pas. Si quelque chose n'est pas clair, marquez « inconnu » pour vous rappeler de le demander une seule fois, pas dix.
Un exemple simple
Fil d'e-mail : « On relance l'outbound. Notre SDR vient d'arriver, mais nos dernières campagnes sont tombées en spam. On utilise HubSpot. On peut parler mardi ? »
Snapshot :
Entreprise : B2B SaaS, 50–100 personnes, US.
Contact : Head of Growth, gère les expériences pipeline, influence les outils.
Installation actuelle : HubSpot + cold email basique, problèmes de deliverability.
Déclencheur : nouveau SDR embauché, relance de l'outbound.
État actuel : « L'outbound est relancé, mais la deliverabilité bloque les premiers résultats. »
Notez le problème et l'urgence avant de rejoindre
Si vous ne prenez qu'une note avant un discovery call, prenez celle‑ci : quel problème a lieu maintenant, et à quelle vitesse il faut le résoudre. Sans ça, l'appel dérive vers des bases déjà couvertes par le fil d'e-mail.
Transformez le fil en une phrase unique décrivant le problème en reprenant, quand c'est possible, les mots du prospect. Par exemple : « Les réponses sont faibles et on ne sait pas qui est intéressé vs qui est juste absent. » Ou : « La deliverabilité a chuté après l'ajout de nouvelles boîtes et la plupart des e-mails vont en spam. »
Ajoutez l'impact en termes simples. Vous cherchez le coût de l'inaction : pipeline manquant, temps perdu, frustration de l'équipe, ou une date qu'ils risquent de manquer. Même un nombre approximatif suffit à orienter l'appel (par exemple : « Deux SDRs perdent une heure par jour à trier les réponses. »).
Puis notez ce qu'ils ont déjà essayé, pour ne pas recommander les mêmes impasses. Cherchez des indices comme de nouveaux outils, des changements de copie, des swaps de domaines, ou l'arrêt des envois. Si l'e-mail suggère un échec, notez pourquoi (trop lent, trop complexe, non approuvé, pas d'amélioration).
Capturez aussi les contraintes déjà déclarées, car elles expliquent les objections plus tard : revues de sécurité, règles de conformité, besoin que l'IT touche au DNS, cycles budgétaires, ou une fenêtre de lancement serrée.
Un format propre pour les notes :
- Problème : ce qui se passe, où ça fait mal, qui le ressent
- Impact : temps perdu, risque de revenu, objectifs manqués, ou stress d'équipe
- Déjà essayé : ce qui a été changé et ce qui n'a pas marché
- Contraintes : approbations, sécurité, conformité, timing, outils à garder
- Urgence : la date où ils doivent voir des progrès
S'ils disent « bientôt », ancrez‑ça à quelque chose de concret : lancement de campagne, événement, fin de mois, ou arrivée d'une nouvelle recrue. Une ligne comme ça vous aide à définir le rythme et à décider ce qui doit être réglé aujourd'hui.
Définir les résultats souhaités et les critères de réussite
Si vous arrivez à l'appel sans un « à quoi ressemble le succès », vous dériverez vers la re‑confirmation des bases. Transformez plutôt le fil d'e-mail en une phrase d'objectif simple : ce qu'ils veulent, quand, et ce qui rendrait l'appel utile.
Traduisez leurs mots en un objectif d'une phrase que vous pouvez répéter. Si l'e-mail dit « on a besoin de plus de demos le trimestre prochain », votre version pourrait être : « Augmenter les demos qualifiées pour l'équipe SDR au T1 sans nuire à la deliverabilité. » Cela garde la conversation ciblée et évite un tour d'horizon des fonctionnalités.
À quoi ressemble le succès (même approximatif)
Les métriques n'ont pas besoin d'être parfaites. Il vous faut juste quelque chose de mesurable pour ancrer la discussion.
Récupérez tous les nombres du fil (objectifs, volumes, taux de réponse, délais), puis marquez ce qui manque. Quelques questions utiles :
- « Dans 30 jours, qu'est‑ce qui devrait être différent ? »
- « Quelle métrique compte le plus : meetings bookés, réponses, pipeline, ou coût par meeting ? »
- « Quelle est la date limite ou l'événement qui motive ? »
- « Qu'est‑ce qui vous ferait dire ‘cet appel a été utile’ en raccrochant ? »
- « Qu'est‑ce qui ferait de ce projet un non clair ? »
Séparez les besoins en indispensables vs agréables à avoir. Les indispensables décident de la prochaine étape (par exemple protection de deliverabilité, gestion des réponses, accès équipe). Les agréables peuvent attendre.
Enfin, écrivez votre hypothèse en une ou deux lignes et traitez‑la comme quelque chose à tester. Exemple : « Ils ont probablement besoin d'une meilleure placement en inbox et d'un suivi plus rapide. Une configuration unifiée (domaines, boîtes, warm‑up, séquences, classification des réponses) pourrait réduire les réponses manquées et aider à atteindre les objectifs de meetings. »
Cartographier les parties prenantes, le processus de décision et les contraintes
Un discovery call peut déraper si les bonnes personnes manquent ou si vous supposez qu'une seule peut décider. Avant la réunion, mappez qui est impliqué, comment ils achètent, et ce qui peut bloquer la vente.
À partir du fil d'e-mail, cherchez titres, CC, signatures, et formules comme « je vais inclure… » ou « notre équipe examinera ». Notez ensuite qui pourrait se joindre et pourquoi : finance pour approuver la dépense, ops pour le workflow, IT ou sécurité pour valider l'outil, ou un fondateur pour la décision finale.
Gardez la cartographie simple :
- Acheteur : ressent la douleur au quotidien
- Propriétaire du budget : contrôle la dépense
- Relecteur technique : IT, sécurité, données
- Risque du champion : veut bien faire mais ne peut pas approuver
- Voix manquante : qui pourrait tuer le projet si elle est surprise plus tard
Puis précisez le processus de décision. Beaucoup disent « on décidera après l'appel », mais ils veulent dire « on en parle en interne, on compare les fournisseurs, et peut‑être on fait un essai ». Si ce n'est pas clair dans les e‑mails, préparez une question nette à poser tôt : « Que doit se passer chez vous pour choisir une solution ? »
Faites un check réaliste budget/timing sans être gênant. S'ils ont mentionné un prix, un effectif ou des outils, notez‑le. Sinon, soyez prêt à demander : « Est‑ce une dépense planifiée ou cela nécessite‑t‑il une nouvelle approbation ? »
Exemple : un manager SDR réserve 30 minutes mais mentionne « la sécurité voudra revoir ». Entrez en vous attendant à une revue fournisseur. Apportez une question courte sur le traitement des données et les accès pour éviter un blocage plus tard.
Étape par étape : workflow de pré‑appel en 10 minutes
Faites‑ça juste après que la réunion soit confirmée. L'objectif est simple : porter le contexte du fil d'e-mail dans l'appel pour ne pas passer les dix premières minutes à reposer des bases.
Réglez un minuteur sur 10 minutes :
-
Re‑lisez le fil et extrayez 3 faits (2 minutes). Qu'est‑ce qui a déclenché le contact, ce que le prospect a accepté, et toute contrainte (timing, budget, outils, juridique).
-
Remplissez une fiche d'une page (3 minutes). Limitez‑la à environ 10 champs : rôle, entreprise, cas d'usage, installation actuelle, douleur, date d'urgence, métrique de succès, parties prenantes nommées, risques, et ce que vous comptez offrir pendant l'appel.
-
Préparez 3 questions d'ouverture qui confirment, pas qui relancent (2 minutes). Utilisez oui/non + une courte relance. Ex. : « Vous avez mentionné que les suivis manuels décrochent. L'objectif principal est‑il moins de touches manquées ou une meilleure gestion des réponses ? »
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Rédigez un ordre du jour simple (2 minutes). 2 minutes alignement, 8 minutes diagnostic, 6 minutes options, 4 minutes prochaine étape.
-
Choisissez l'étape suivante la plus probable (1 minute). Un second call avec une partie prenante, un pilote court, une revue sécurité, ou un plan sur mesure. Décidez de ce qu'il vous faut d'eux pour mériter ce oui.
Exemple : le fil indique que le lead SDR veut « plus de meetings » et se plaint du « spam ». Votre fiche doit transformer ça en objectif mesurable (par ex. 8 meetings/mois) plus une préoccupation de deliverabilité. Votre question d'ouverture devient : « La deliverabilité est‑elle le principal blocage, ou c'est la gestion des réponses et le suivi ? »
Un simple template de brief d'appel d'une page
Un bon brief tient sur une page et vous évite de reposer des bases déjà dans le fil d'e-mail. Pensez‑y comme à la note « avant de rejoindre » que vous pouvez parcourir en 20 secondes.
Copiez ce template dans un doc ou une note. Remplissez seulement ce que vous savez depuis le fil, puis marquez ce qui manque.
DISCOVERY CALL BRIEF (one page)
1) Meeting goal (one sentence)
- By the end of this call, we will ____________________________________.
2) Context (why they booked)
- Trigger: _______________________________________________
- What they tried so far: _________________________________
- Deadline or event date (if any): _________________________
3) Prospect snapshot (fast facts)
- Company: __________________ Industry: ________________
- Role/title: __________________ Team size (guess ok): ____
- Current setup/tool: ____________________________________
4) Problem + urgency (from their words)
- Main pain: _____________________________________________
- Why now: _______________________________________________
- Impact if nothing changes: ______________________________
5) Key questions (max 5, in order)
1. ________________________________________________________
2. ________________________________________________________
3. ________________________________________________________
4. ________________________________________________________
5. ________________________________________________________
6) Risks / unknowns (what I still need to learn)
- Unknown: _______________________________________________
- Risk: ___________________________________________________
7) Proposed next step (pick one)
- Demo / follow-up call / technical review / quote
- Next step I will propose: _______________________________
- What they need to say “yes” to schedule it: ______________
Exemple : le fil dit « On booke des calls parce que les replies ont chuté après le changement de domaines. Besoin de régler avant le lancement du mois prochain. » Votre objectif peut être : « Confirmer ce qui a changé, évaluer le risque de deliverabilité, et s'accorder sur un plan de récupération et un calendrier. » Vos questions principales porteront alors sur ce qui a changé, le volume d'envoi actuel, et comment ils mesurent le succès.
Quand vous rédigez vos cinq questions, respectez ces règles :
- Posez d'abord la question qui influence la décision (urgence, process actuel, ou budget).
- Utilisez une fois les mots du prospect pour qu'il se sente entendu.
- Posez des questions qui mènent à une action, pas à une longue histoire.
- Si le fil mentionne une date limite, demandez ce qui se passe si elle glisse.
- Terminez par : « Si ça marche, à quoi devrait ressembler la prochaine étape ? »
Erreurs fréquentes en préparant à partir du contexte e-mail
Le moyen le plus simple de gâcher un discovery call est de traiter le fil d'e-mail comme un script. L'e-mail vous donne des indices, mais il peut être obsolète au moment de l'appel. Une bonne préparation vérifie ce qui est encore vrai et ce qui a pu changer.
Une erreur courante est de copier les notes dans le CRM et d'en rester là. Si le prospect a répondu trois fois, le message le plus récent compte le plus. Les priorités changent, et le fil peut avoir été transféré à quelqu'un d'autre. Avant l'appel, vérifiez les changements comme un nouvel participant, un usage différent, ou une nouvelle préoccupation.
Autre erreur : transformer les dix premières minutes en questionnaire. Lorsque vous reposez des bases déjà répondues dans le fil (taille de l'équipe, outils, ce qu'ils veulent), le prospect a l'impression que vous n'avez pas lu. Confirmez rapidement et avancez : « Vous avez mentionné X dans l'e-mail. C'est toujours l'objectif principal ? »
Sur‑préparer un pitch est aussi un piège. Si vos notes sont surtout des points produits, vous parlerez plus que vous n'écouterez. L'appel doit clarifier les résultats, contraintes et critères de succès, pas réciter des fonctionnalités.
Les gens oublient aussi d'honorer les promesses faites par e‑mail. Si vous avez dit que vous apporteriez des fourchettes de prix, un plan exemple, ou une personne spécifique, cela fait partie de l'accord. L'omettre ruine la confiance rapidement.
Cinq points d'attention récurrents :
- Supposer qu'il n'y a eu aucun changement depuis le dernier e‑mail
- Re‑collecter des faits au lieu de les confirmer
- Préparer des slides plutôt que des questions
- Oublier ce que vous aviez promis d'envoyer ou d'apporter
- Passer à côté du « pourquoi maintenant » et s'enliser dans le contexte
Exemple : un SDR réserve un call après un reply « intéressé ». À l'appel, il passe huit minutes à demander ce que fait l'entreprise et si elle a une timeline, alors que le prospect avait déjà écrit « Besoin avant le lancement du mois prochain ». La solution : surligner la date limite, demander ce qui la motive, et caler l'appel sur cette urgence.
Checklist rapide, exemple et prochaines étapes
Juste avant de rejoindre, assurez‑vous de pouvoir répondre à ces points :
- Quels sont les trois faits les plus importants des derniers messages ?
- Quelle est la phrase‑objectif pour l'appel ?
- Quel est votre ordre du jour simple (confirmer le contexte, explorer le problème, convenir d'une suite) ?
- Qui d'autre est probablement impliqué et qu'est‑ce qui pourrait bloquer une décision ?
- Quelle prochaine étape cherchez‑vous à obtenir pendant cet appel ?
Exemple : un prospect répond « Peut‑être. On regarde des options. Quick call la semaine prochaine ? » C'est vague, mais suffisant pour se préparer.
En moins de 10 minutes, transformez‑ça en un brief d'une page :
-
Contexte déjà connu : le rôle dans la signature, la catégorie que vous avez pitchée, et la raison pour laquelle il a répondu (timing, curiosité ou souci précis).
-
Hypothèse à tester : « Ils veulent réduire le travail manuel dans l'outbound, mais ne savent pas par où commencer. » Écrivez‑la comme une hypothèse, pas comme un fait.
-
Deux questions qui évitent de revenir en arrière : « Qu'est‑ce qui a déclenché cette recherche maintenant ? » et « À quoi ressemblerait un bon résultat 30 jours après le choix d'un outil ? »
-
Prochaine étape proposée : s'ils semblent en phase exploratoire, proposez un court suivi avec un plan ; s'ils comparent des fournisseurs, proposez une démo sur mesure.
Pour rendre ceci répétable en équipe, standardisez le format du brief d'une page et conservez le fil d'e-mail et les notes d'appel ensemble. Si vous menez de l'outbound à grande échelle, avoir domaines, boîtes, warm‑up, séquences et classification des réponses au même endroit (par exemple, dans LeadTrain sur leadtrain.app) peut faciliter le passage e‑mail → réunion et réduire les moments « vous avez dit quoi déjà ? ».
FAQ
How do I avoid starting a discovery call from zero when there’s already an email thread?
Commencez par récapituler ce qu'ils ont déjà dit dans le fil, en reprenant leurs mots. Ensuite posez une question ciblée qui fait avancer la décision — par exemple confirmer l'urgence ou le blocage principal — au lieu de relancer toute la découverte.
What should I extract from the email thread in the 5 minutes before the call?
Récupérez cinq éléments : les informations de la réunion (heure, participants, objectif), ce que vous avez promis, 1–2 citations directes décrivant leur problème ou objectif, les questions restées sans réponse à confirmer, et tout signal comme les délais, parties prenantes ou indices de budget. Si ça ne tient pas sur une petite note, c'est probablement trop.
Should I copy the prospect’s exact wording or rewrite it into sales notes?
Utilisez leur formulation exacte pour décrire le problème et son importance. Par exemple, conservez « deliverability tanked after adding inboxes » plutôt que de traduire en « problèmes de performance email » : répéter leurs mots crée de la confiance et fait gagner du temps.
How do I confirm details without sounding like I didn’t read the thread?
Confirmez seulement ce que vous savez déjà et demandez ce qui manque vraiment pour prendre une décision. Un bon schéma : « Vous mentionniez X dans l'e-mail — toujours d'actualité ? » suivi d'une courte question de relance, plutôt qu'une série de questions larges.
What’s the single most important note to have before I join the call?
Une phrase qui explique le problème actuel et une phrase qui précise la date ou le moteur d'urgence. Sans ces deux éléments, l'appel a tendance à retomber dans le contexte et vous perdez du temps avant d'aborder les critères de décision réels.
What’s a “prospect snapshot,” and how detailed should it be?
Un snapshot rapide : ce que fait l'entreprise, le rôle du contact, les outils/processus mentionnés, l'événement déclencheur, et une phrase décrivant l'état actuel. Si un élément n'apparaît pas dans le fil, marquez-le « inconnu » pour le demander une seule fois pendant l'appel plutôt que de deviner.
How do I define success criteria if the prospect didn’t give metrics in email?
Par défaut, définissez un énoncé d'issue simple avec une métrique et un délai, même approximatifs. Par exemple : « Plus de demos qualifiées ce trimestre sans dégrader la deliverabilité ». Utilisez l'appel pour préciser le nombre exact qui servira de juge de réussite.
How do I figure out stakeholders and the decision process from the email thread?
Cherchez des indices comme des CC, signatures, ou formules du type « je vais inclure… » ou « notre équipe examinera ». Allez sur l'appel avec une question claire à poser tôt : « Qu'est-ce qui doit se passer chez vous pour choisir une solution ? » pour éviter les surprises après coup.
What’s a simple 10-minute pre-call workflow I can repeat every time?
Fixez un minuteur de 10 minutes et faites cinq étapes : relire pour trois faits, remplir une fiche d'une page, préparer trois questions qui confirment sans redémarrer, rédiger un ordre du jour simple, et choisir l'étape suivante la plus probable que vous voulez obtenir. Cela rend la préparation utile et évite la sur-recherche.
What are the most common mistakes when prepping from email context?
Ne traitez pas le fil comme un script, n'ouvrez pas l'appel avec un questionnaire, et ne négligez pas les promesses faites par e-mail (tarifs, exemples, intervenants). Évitez aussi de préparer un pitch axé produit : vos notes doivent prioriser résultats, contraintes, risques et ce qui doit être vrai pour avancer.